TDAH : Quels impacts à l’école?

Articles, TDAH

9 octobre 2017

En tant que parent ou enseignant, il arrive d’être démuni face à un enfant ou un élève diagnostiqué TDAH, et surtout angoissé sur son avenir scolaire. Pas de panique, des bonnes pratiques existent pour essayer de limiter le plus possible les conséquences de ce trouble !

Un accompagnement adapté selon le type de trouble

Concernant les troubles de l’attention, il faut distinguer :

  • Les troubles qui ne sont pas permanents mais interviennent dans des situations précises. Il peut alors s’agir d’une situation de double tâche : l’enfant, peinant à effectuer une tâche précise, est épuisé et n’est pas en mesure de mobiliser ses ressources attentionnelles. Dans le cas de stress affectif, de dépression, ou même tout simplement si une tâche est trop simple pour lui, le jeune enfant peut aussi réagir par son hyperactivité à une situation qui ne lui convient pas. On parle alors de trouble secondaire, ou réactionnel, c’est-à-dire lié à une situation précise. Dans ce cas, un accompagnement adapté de l’élève dans la réalisation d’une tâche scolaire permet d’atténuer considérablement le trouble de l’attention, ou bien d’orienter vers une autre piste de diagnostic (dys, précocité...).
  • Les troubles touchant un l’type d’attention de manière permanente (indépendamment de la matière, d’être à l’école ou à la maison) peuvent orienter vers un trouble qui n’est pas qu’un symptôme mais également causal. Si l’enfant présente la triade déficit de l’attention-impulsivité-hyperactivité, le diagnostic de TDAH peut être posé par un médecin. On parle alors de trouble primaire, qui nécessite un accompagnement plus global.

Pour en savoir plus sur cette distinction entre trouble primaire et secondaire, on peut consulter la conférence du neuropsychiatre Olivier Revol : https://documentslide.org/trouble-de-l-attention-avec-ou-sans-hyperactivite-dr-olivier-revol-neuropsychiatre-hopital-neurologique-lyon-conference-apedys-voiron-mars-pdf

Et pour prendre encore davantage de recul sur les subtilités du diagnostic du TDAH, on pourra aussi lire avec profit (et davantage de temps !) l’ouvrage dirigé par Jean MENECHAL : L’hyperactivité infantile, Débats et enjeux (Dunod, 2004).

Quels rôles pour l’enseignant ?

Pour accompagner ces enfants à besoins éducatifs spéciaux, la mission principale de l’enseignant est de repérer les signaux d’alerte, notamment en ce qui concerne le langage oral et écrit. Le diagnostic est quant à lui réalisé par une équipe de professionnels de la santé.

Une fois le diagnostic posé, le rôle de l’enseignant est d’accompagner et de soutenir l’enfant. En voici quelques exemples :

  • Permettre à l’élève de bouger, de se lever, voire même de sortir de la classe.
  • Lors des évaluations, l’isoler dans un endroit calme.
  • Lui permettre de faire appel à un autre élève pour s’organiser et ne pas hésiter à expliquer au reste de la classe qu’il ne s’agit pas d’un traitement de faveur mais d’un besoin, comme le rappellent ces enfants dans une vidéo adressée à leur enseignant. :

Vidéo originale en anglais ici 

Vidéo avec sous-titres français ici

Avant tout : faire équipe

Avoir un élève TDAH dans sa classe, c’est donc tout d’abord considérer l’enfant avant le diagnostic et surtout ne pas mettre d’étiquette.

C’est aussi faire partie d’une équipe dans laquelle, en tant qu’enseignant, on aura un rôle clé même si ce n’est pas celui du diagnostic. Il s’agit d’avancer en étroite collaboration avec l’enfant, ses parents et les professionnels de santé qui interviennent dans la prise en charge de l’enfant. Dans cette équipe, une bonne définition des rôles et missions de chacun ainsi que de leurs limites et une bonne communication constituent les éléments essentiels d’un accompagnement efficace !

Par contre, ce n’est bien évidemment pas baisser son niveau d’exigence, mais mettre en place les outils qui permettront de dépasser sa difficulté et ainsi d’entrer dans les apprentissages, d’accéder aux savoirs et au programme de la même manière que les autres élèves.

Enfin, c’est également être à l’aise avec le fait que certains élèves auront davantage besoin d’aide que d’autres. Et savoir l’aborder avec humour, bienveillance et un état d’esprit résolument positif!

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Joyce Weil
Rédactrice et écrivain public 2.0

Diplômée en histoire et en gestion de projets culturels, elle se passionne pour le numérique, l’éducation mais aussi le catch mexicain. Dans sa vie de tous les jours, elle écrit pour les autres et les aide à s’exprimer sur le web. Son site : http://lesecriveuses.com/