La peur des effets indésirables des médicaments - L’effet Zombie des médicaments sur nos enfants

TDAH, Pharmacogénétique, Articles

29 octobre 2018

La médication pour votre enfant fonctionne bien le matin mais durant l’après-midi ce dernier se transforme en un être que vous ne reconnaissez plus? Comme parent d’enfant avec un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), il peut être difficile d’encourager la prise de médicament lorsque ces derniers semblent changer la personnalité de votre enfant. En réalité, une évaluation approfondie des effets indésirables peut révéler des informations précieuses sur leurs causes et fournir des pistes de solutions à considérer.

 

Un cerveau en santé est un cerveau en équilibre et la cause principale du TDAH est un déséquilibre de dopamine et de norépinephrine dans le cerveau, ces neurotransmetteurs qui contribue aux fonctions cognitives comme celle de se concentrer sur une tâche et écouter en classe. La fonction d’un psychostimulant comme le Concerta ou le Vyvanse est d’augmenter la quantité de ces deux neurotransmetteurs pour rétablir l’équilibre nécessaire à nos fonctions quotidiennes. Il se peut cependant qu’en après-midi, votre enfant ait de la difficulté à se concentrer et que le médicament semble perdre de l’efficacité. Le médecin pourrait simplement recommander d’augmenter un peu la dose de psychostimulant pour prolonger son effet durant toute la journée.

 

Cependant, il peut être beaucoup plus difficile de déceler d’autres types de déséquilibre tel que ceux causés par un manque de sérotonine, un autre neurotransmetteur associé à l’état émotionnel d’une personne. En effet, le TDAH est souvent accompagné de comorbidités, c’est-à-dire d’autres conditions psychiatriques symptomatiques d’un autre déséquilibre. Parfois un enfant peut se sentir triste ou vulnérable, un état parfois décrit comme « l’effet zombie ». Dans certains cas, l’effet peut se manifester comme de la colère ou de la nonchalance, si l’enfant ne veut pas accepter qu’il soit triste ou vulnérable. C’est possible que ce soit dû à une dose de médicament trop élevée, une situation facilement récupérable en diminuant la dose. Cependant, c’est aussi possible que ce symptôme indique un léger manque de sérotonine et sans le vouloir, le traitement de son TDAH avec un psychostimulant pourrait avoir exacerbé sa sensibilité émotionnelle sous-jacente. Dans ces situations, le médecin traitant pourrait considérer l’option d’utiliser une légère dose d’antidépresseur de la classe des ISRS ou ISRN pourrait être une manière de rétablir l’équilibre de sérotonine.

 

Les tests pharmacogénétiques un outil pour le traitement

Il existe beaucoup d’autres effets indésirables possibles et leurs causes peuvent être encore plus subtiles et complexes que celles énumérées ci-dessus. En plus des raisons de co-morbidité, la présence d’effets secondaires peut aussi être expliqué par la génétique. Une analyse pharmacogénétique peut davantage renseigner le médecin sur la cause d’une réponse inappropriée à un médicament en lui indiquant si ce dernier est éliminé adéquatement ou pas. Pour plus d’informations sur le test, cliquez ici.

 

La meilleure façon d’adresser les problèmes de médication est de documenter le mieux possible la nature des effets secondaires et le moment lorsqu’ils se produisent afin de communiquer cette information au prochain rendez-vous avec le médecin traitant. Ce dernier pourra alors mieux comprendre les facteurs à prendre en considération et faire un choix éclairé sur les prochaines stratégies thérapeutiques.

 

 

Ne changez pas la fréquence et la dose de la médication sans en avoir l’approbation du médecin traitant.