Cinq raisons d'intégrer la pharmacogénétique en entreprise

Articles, Santé

14 mars 2019

La santé mentale est un sujet préoccupant pour bon nombre d’entreprises. En effet, 1 Canadien sur 2 sera touché par un problème de santé mentale et 9 % des Canadiens prendront un antidépresseur au cours de leur vie. Toutefois, les deux tiers des patients traités pour la dépression majeure n’obtiendront aucune rémission après l’essai d’un premier traitement.

La pharmacogénétique (ou la pharmacogénomique) est une approche de traitement personnalisée. Avec un simple test de salive, il est possible d’analyser l’ADN d’un individu et d’anticiper sa réaction à certains médicaments. La capacité de prédire le métabolisme des médicaments permet d’établir ceux qui présentent des risques accrus d’inefficacité ou d’effets secondaires indésirables. L’objectif est d’aider le médecin à trouver le bon médicament et la bonne dose plus rapidement.

Alors que certains experts qualifient la pharmacogénétique de « réalité incontournable » pour les professionnels de la santé et qu’on la décrit comme une tendance digne de mention en assurance santé, voici cinq raisons d’intégrer la pharmacogénétique en entreprise.

 

 1. La pharmacogénétique réduit la durée d’invalidité

 « Un patient ayant fait un test pharmacogénétique pour la dépression a deux fois plus de chance d’être en rémission après deux mois de traitement. »

Se fondant sur des résultats prometteurs, de nombreux assureurs, tels que Manuvie et SSQ, ont mis en place des projets pilotes afin de mesurer l’incidence de la pharmacogénétique sur la durée d’invalidité.

Il faut d’abord comprendre que les réclamations en invalidité liées aux troubles mentaux sont extrêmement coûteuses. Bien qu’elles représentent généralement 30 % des réclamations, elles peuvent engendrer 70 % des coûts. La durée moyenne d’invalidité est de 65 jours, et les coûts moyens par employé s’élèvent à 18 000 $.

Trouver le bon traitement peut s’avérer un long processus ponctué d’essais et d’erreurs. Puisque que plusieurs semaines de traitement sont nécessaires pour évaluer l’efficacité d’un antidépresseur et qu’une période de transition est requise pour effectuer un changement de médication, de nombreux patients gaspilleront des semaines, voire des mois, en essayant des traitements médicamenteux incompatibles avec leur ADN.

Étant donné que le coût d’un test pharmacogénétique est inférieur à celui d’une journée d’absence d’un employé, cela permet d’engendrer un retour sur investissement positif des projets en pharmacogénétique.

 

 2. La pharmacogénétique réduit les coûts liés au présentéisme et à l’absentéisme

 « Pour chaque employé souffrant de dépression, les coûts du présentéisme sont estimés à 7 000 $ et ceux de l’absentéisme, à près de 10 000 $ par année. »

Ces estimations proviennent des résultats d’un sondage de la Great-West auprès de plus de 4 000 membres du personnel et gestionnaires en ressources humaines. Toutefois, de leur propre aveu, ces estimations sont subjectives puisque la majorité des entreprises n’ont pas de mesure officielle pour évaluer le coût réel de la perte de productivité des employés.

En effet, même s’ils se présentent au bureau, certains employés qui prennent une médication inadéquate peuvent être moins productifs, ce qui entraîne des conséquences financières importantes pour les employeurs.

Au Québec, plus de 5 % des Québécois prennent des antidépresseurs, une tendance à la hausse. De plus, 38 % des personnes qui consomment des antidépresseurs rapportent avoir des effets secondaires et, parmi elles, environ 26 % disent avoir des effets secondaires très ou extrêmement incommodants.

Si on applique ces statistiques à une entreprise de 1 000 employés, 50 personnes prennent des antidépresseurs, 19 sont aux prises avec des effets secondaires et 5 d’entre elles ont des effets secondaires très dérangeants.  Pour ces 19 employés, avec des coûts de présentéisme estimés à 7 000$ et d’absentéisme à 10 000 $ par employé, cela représente des coûts annuels estimés pour cette entreprise à 133 0000 $ en présentéisme et 190 000 $ en absentéisme.  Suivant ces mêmes calculs, une entreprise de 100 employés aura tout de même quelques employés aux prises avec des effets secondaires et dont la productivité est affectée.

Bref, grâce à la pharmacogénétique, il est possible pour un employeur d’engendrer des gains en réduisant les symptômes de ses employés toujours au travail aux prises avec des effets secondaires en les orientant vers un traitement compatible avec leur ADN.

Finalement, comme autre économie de coût possible, plusieurs diront que la meilleure façon de réduire les durées d’invalidité moyennes est de s’assurer que les employés qui sont au travail aient le bon traitement afin qu’ils ne se retrouvent pas en situation d’invalidité plus tard, une situation bien plus coûteuse.

 

 3. La pharmacogénétique permet de réduire les coûts d’assurance collective 

Il devient de plus en plus évident que la seule façon de freiner la hausse continuelle des coûts est de mettre en œuvre des solutions innovantes. Ainsi, certains assureurs offrent maintenant la possibilité de limiter la hausse des coûts d’assurance collective si l’employeur consent à l’implantation d’un projet en pharmacogénétique.

La pharmacogénétique a le potentiel de réduire les coûts liés à l’invalidité, au présentéisme et à l’absentéisme, qui ont tous un impact sur la hausse des coûts d’assurance. Un retour sur investissement positif peut être observé pour plusieurs initiatives visant les employés qui s’absentent ou ceux qui sont toujours au travail.

De plus, les patients qui prennent des médicaments incompatibles avec leur ADN occasionnent inutilement des frais. En éliminant la prise de médicaments inefficaces, les employeurs réduisent les frais associés aux médicaments et contribuent à diminuer la hausse de leur renouvellement d’assurance collective.

 

 4. Une initiative de pharmacogénétique peut être déployée à faible coût

Comme nous l’avons mentionné, plusieurs assureurs ont lancé des projets pilotes en invalidité qui bénéficient aussi aux employeurs. D’autres assureurs, comme Desjardins, ont annoncé l’inclusion des tests pharmacogénétiques aux frais admissibles de leur garantie d’assurance accident et maladie lorsque le patient a une ordonnance médicale.

Lorsque les employés d’une entreprise ont accès à un montant discrétionnaire (aussi appelé compte santé, compte mieux-être ou compte flex), plusieurs employeurs ont fait la promotion de la génétique à leurs employés pour que ceux-ci puissent bénéficier de ces tests en utilisant leur montant discrétionnaire. Cette stratégie permet de déployer des projets en pharmacogénétique sans coût pour l’employé et sans coût pour l’employeur.

Finalement, de nombreux employeurs choisissent de financer directement l’initiative de pharmacogénétique en appliquant des critères d’admissibilité, tels qu’une preuve de diagnostic, ou la prise de médication liée à la présence d’effets secondaires ou à un échec de traitement. En limitant ainsi le nombre d’employés visés par l’initiative et étant donné le faible coût des tests pharmacogénétiques, l’investissement devient rapidement rentable.

 

 5. La pharmacogénétique permet de renforcer sa marque employeur

Existe-t-il un cadeau plus personnalisé qu’un test génétique ? Les entreprises qui offrent ce test à leurs employés se positionnent comme des employeurs ayant à cœur la santé de leur personnel. Le test pharmacogénétique est aussi un outil pour la vie, puisque la génétique d’un individu demeurera toujours la même. Il s’agit d’une façon innovante de prendre soin de ses employés et de les fidéliser.

 

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