Arrêter ou non la médication pour le TDA/H pendant les vacances d’été

Articles, TDAH

12 juin 2017

Chaque année, après les examens de fin d’année, des milliers de parents avec un enfant présentant un trouble de déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) se posent la même question : est-ce qu’on arrête de donner la médication pendant les vacances d’été. La réponse? Ça dépend de chaque personne et à la présence de symptômes d’hyperactivité.

Arrêter la médication

En général, il n’est pas recommandé d’arrêter la médication pour une courte durée comme pendant les fins de semaine. Par contre, l’arrêt peut être justifié pour des plus longues durées. Bien que les médicaments tels que le Concerta® et le Vyvanse® sont souvent efficaces pour améliorer l’attention et réduire l’impulsivité, ils peuvent susciter quelques préoccupations, notamment les effets indésirables comme l’insomnie et la perte d’appétit. Il est donc naturel de vouloir mettre pause sur la médication. Chez les enfants où le manque d’attention est prédominant sans troubles graves d’hyperactivité, l’interruption de la médication peut être une option afin d’éviter les effets indésirables.

Continuer la médication

Selon la Dre Ageranioti-Bélanger de la clinique TDAH du CHU Sainte-Justine, il est encouragé de poursuivre la médication lorsqu’un enfant présente des troubles graves d’hyperactivité, comme l’impulsivité. Une impulsivité chronique peut malheureusement entrainer des troubles de l’estime de soi et de la socialisation, et non seulement à l’école. Le sentiment de rejet peut mener à l’isolation et l’aliénation, ce qui peut nuire au développement de sa personnalité. Une excellente façon de contrer cette tendance à s’isoler est d’inscrire votre enfant à diverses activités sociales durant les vacances d’été, tout en maintenant sa médication.

Parlez-en à votre médecin avant de prendre cette décision

Comme pour tout traitement sous prescription, votre médecin est la personne la mieux placée pour vous conseiller sur l’arrêt ou non de la médication de votre enfant. La question peut paraître simple, mais votre médecin prendra en considération tous les facteurs cliniques disponibles pour vous offrir les meilleurs conseils. Par exemple, pour les non-psychostimulants (ex : Strattera®), une réduction graduelle de la médication est recommandée pour éviter des effets indésirables.

Ce qu’il faut retenir est qu’il n’existe pas de méthode universelle. Comme chaque personne est unique, il revient à trouver l’approche qui convient le mieux à votre enfant.

 

Michel Cameron

Vice-président affaires scientifiques