Après la dépression, il y a quoi?

Santé, Dépression, Articles

28 janvier 2018

Dans la vie il y a beaucoup « d’après » : l’après-carrière, l’après-accouchement, l’après-cancer, l’après-Occupation Double… mais connaissez-vous « l’après-dépression » ?

L’après-dépression c’est cette étape où l’on célèbre le retour à la norme, où l’on reprend tranquillement un rythme de vie sain, où l’on parle de la dépression au passé… mais l’après-dépression c’est aussi avoir peur d’une rechute, ne pas savoir si l’on a vraiment passé au travers, se demander si l’on est redevenu soi-même ou si l’on a, au passage, tué des petites parcelles de soi.

Je ne pensais jamais dire cela, mais ça a quelque chose de beau la dépression. Ça peut sembler horrible comme déclaration, mais quand on prend la dépression comme une épreuve ou comme un obstacle sur notre grande autoroute de la vie – parce que Dieu sait que des cônes oranges sur l’autoroute il y en a pas mal à contourner – c’est là qu’on finit par comprendre que si l’on est assez fort pour surmonter cela, on peut tout accomplir. Bon, dit comme ça, on dirait que j’ai écouté beaucoup trop de films de superhéros, mais non, je pense vraiment qu’on peut sortir grandit d’une dépression.

 

Découvrir quels sont les symptômes de la dépression?

 

Déjà, le simple fait de l’avoir vécu ET vaincu, permet de mieux se connaître. On ne peut pas « avoir l’impression d’être en dépression » si on ne l’a jamais « expérimentée ». Évidemment, on ne le souhaite à personne et il faut rester à l’écoute de soi et ne pas hésiter à aller chercher des réponses, mais souvent on a simplement ce qu’on appelle un « down », cette petite baisse de régime qui est souvent temporaire et qui test notre niveau d’optimisme. Un « down » c’est supposé être de passage, donc lorsque c’est récurrent, c’est là où il faut se poser des questions. Il n’y a, cependant, aucun « down passager » comparable à la dépression, et ça, on le sait quand on est passé par là. Et c’est ce qui est bien avec l’après-dépression, c’est ce pouvoir de comparaison, d’être en mesure de se questionner et de savoir répondre à: Est-ce que je vis un down ou une rechute? Souvent, la réponse vient aussi avec un questionnement plus approfondi…du genre : Si c’est seulement un down, qu’est-ce qui en est la cause?  Et c’est suite au « quizz intérieur » que les plus proactifs d’entre nous, trouverons même des solutions pour rendre ce « down » le plus passager possible… c’est là que ça devient positif la dépression. S’écouter au point de savoir ce que l’on ressent réellement…et savoir identifier ses « down ». 

C’est certain que derrière ce positivisme de ma part se cache un long cheminement et l’aide de personnes précieuses. Au final, la dépression c’est une maladie, et comme toute maladie, ça vaut la peine de se battre. Parce que comme dirait Bob dans le film les boys : C’est la dureté du mental! Ton mental est fort, parfois un peu endommagé, mais il finit toujours, seul ou avec de l’aide, par reprendre le contrôle.

 

Julie Taillon

Julie parle couramment trois langues : le français, l’anglais et le sarcasme. Cette jeune femme aborde les sujets, même les plus sérieux, toujours avec une touche d’humour bien à elle. Cette jeune montréalaise à presque tout essayé dans sa vie, c’est une touche à tout qui mord dans la vie. Ancienne enseignante en éducation physique et préparatrice physique, elle décide finalement de faire le grand saut comme animatrice à la radio et sur le web et depuis peu à la télévision. D’abord sollicité à la radio pour ses connaissances en sport, elle a ensuite été remarquée pour sa touche d’humour afin d’animer des capsules vidéos pour Gros Blogue, une plateforme web humoristique s’adressant aux jeunes adultes. Depuis, elle a pris le micro pour le 375e de Montréal, les Canadiens de Montréal, le Grand Défi Pierre Lavoie, Musique Plus, V Télé, et plusieurs autres. On a pu aussi l’entendre àla radio de Rouge et Énergie et on pourra la voir dès cet automne à la télévision sur les ondes de RDS.